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Cabinet Bocquier : 70 ans au service de la boulangerie… et des boulangers.

On dit que les histoires d’amour finissent mal en général… mais cette fois, c’est une lune de miel qui dure depuis ¾ de siècle entre le cabinet d’affaires Bocquier et le petit monde de la boulangerie ligérienne.

C’est en effet en 1947 que Mr Bocquier alors établit à la Roche/Yon (85) crée son cabinet d’affaires. Dès l’origine, il se spécialise dans la transmission et la création de boulangeries pâtisseries.

Depuis sa nouvelle localisation à Nantes (44) en 1950, le cabinet Bocquier a poursuivi son développement pour devenir l’un des acteurs incontournables de cette activité sur la Loire Atlantique, le Maine et Loire et la Vendée. Mais alors qu’est ce qui explique ce succès et surtout sa longévité.

Luc Audureau gérant du cabinet Bocquier depuis 2011 nous éclaire.

Radio Pétrin : Qu’est-ce qui différencie le cabinet Bocquier d’une autre agence spécialisée dans la transaction de fonds de commerce ?

Luc Audureau : Notre approche est radicalement différente d’une agence immobilière classique. Nous considérons tout d’abord que notre mission ne s’arrête pas à la signature de l’acte final, mais se poursuit tout au long de l’activité du boulanger que nous avons accompagné. L’ensemble des collaborateurs du cabinet, chacun dans leur spécialité, sont habités par l’amour du métier et leur passion pour la boulangerie.

Radio Pétrin : Facile à dire… non ? 

LA : Et à prouver ! Regardez mon parcours, une vocation pour la pâtisserie dès l’âge de 10 ans. A mon époque, le métier de pâtissier faisait rêver et représentait un véritable ascenseur social. Après ma formation professionnelle et un début de carrière en tant qu’ouvrier, j’ai tenu deux affaires sur la région parisienne. Puis au début des années 2000, j’ai souhaité faire partager ma passion en accompagnant les futurs artisans dans leur projet et en permettant aux boulangers en place de poursuivre leur aventure professionnelle et valoriser le travail de toute une vie. C’est ainsi qu’en 2002, j’ai rejoint le cabinet Bocquier que j’ai racheté en 2011. Les 6 collaborateurs actuels du cabinet ont tous développé une affinité particulière avec le métier. 

RP : Mais quand une boulangerie est vendue, votre rôle s’arrête, non ?

LA : Eh bien, ce n’est pas comme cela que nous concevons notre métier… Et c’est ce qui fait notre différence depuis l’origine ! Qu’il soit acheteur ou vendeur, nous commençons toujours par une rencontre physique. Nous avons besoin de cette relation de confiance et nous jugeons les hommes et les femmes sur pièce. Si le courant passe, nous commençons par définir ou préciser le projet du boulanger et nous l’aménageons en fonction des contraintes. Pour plus de réactivité, donnée incontournable à l’heure de l’immédiateté d’internet, nous réalisons en interne les simulations de financement, les business plans et même les compromis de vente.

RP : Vous avez donc toutes ces compétences en interne ?

LA : Oui, mais pour encore plus sécuriser les parcours de l’acheteur et du vendeur face à une législation toujours plus complexe, nous nous sommes adossés en 2014 au cabinet SOREGOR, un groupe angevin d’expertise comptable et de services aux entreprises.

RP : Vous en faites déjà plus que la majorité des agences immobilières, mais votre action s’arrête là ?

LA : Non ! Nous accompagnons le boulanger dans sa recherche de financement, prenons les rendez-vous avec les banquiers, participons (si le client le souhaite) aux négociations. D’ailleurs pour avoir encore plus de poids dans ces négociations, nous sommes inscrits à l’Orias et avons signé des conventions avec les 6 principales banques de la place. Cette démarche volontaire induit des contraintes supplémentaires notamment en termes de responsabilité et d’assurance professionnelle, mais elle crédibilise notre action auprès des organismes financiers et donc facilite le dialogue et l’acceptation des dossiers.

RP : Et ?

LA : Notre expérience et notre expertise nous permettent également d’orienter l’entrepreneur vers les bons partenaires, (minotier, agenceurs, équipementiers, etc…). Nous sommes également présents à toutes les étapes, des audits et contrôles à la signature définitive.

RP : Mais vous vous arrêtez là…

LA : Eh non ! Nous continuons à suivre nos clients tout au long de leur activité. Nous passons les voir régulièrement et nous pouvons les conseiller.

RP : Cela est « non productif », cela doit entraîner des frais supplémentaires pour vous.

LA : Oui… et non ! Bien sûr, le temps passé chez nos clients en activité n’est pas consacré à d’autres tâches commerciales, mais pour nous, la « boulange », c’est pour la vie ! Et puis, comme il est rare qu’un boulanger fasse toute sa carrière dans la même affaire, ce suivi au long cours nous permet d’être présent dès les prémices d’un futur achat/vente. Autant de frais de prospection en moins. De plus, ce contact permanent avec le terrain nous permet de sentir les évolutions du métier, les tendances de fond et donc mieux conseiller nos clients. Cette implication est souvent récompensée par une très grande fidélité. Un exemple ? Une de nos clients en est à sa 6ème affaire… Et nous l’avons accompagné à chacune d’elle. C’est sans doute pour cela que plus de 600 professionnels nous ont fait confiance sur les 20 dernières années.

RP : Avez-vous constaté un changement du marché ? 

LA : La période 2011/2016 a été un peu plus compliquée avec une baisse sensible du nombre de transactions. Ce ralentissement est bien évidemment imputable à la conjoncture globale et au resserrement du crédit, mais on constate aussi une évolution sociétale. Les binômes « monsieur au fournil », « madame à la vente » sont plus difficile à constituer. L’émergence des chaînes, franchises et terminaux de cuisson vient également perturber la vision traditionnelle de la boulangerie. Ce n’est pas forcément une crise des vocations, mais plus un modèle à (ré)inventer. Il passera forcément par une revalorisation des carrières et des salaires. Nous observons cependant une reprise encourageante sur le 1er semestre 2017.

RP : Pour terminer cet entretien, parlons des nouveautés qui concernent le Cabinet Bocquier…

LA : Nous sommes partis du constat que faire les choses, c’est bien… Mais que le faire savoir, c’est encore mieux. Aussi, nous allons lancer dès septembre notre offre packagée. Celle-ci réunira de manière claire dans une boîte à outils tous les aspects juridiques, comptable, de gestion, de coaching commercial et de missions particulière s’appuyant sur des compétences nouvelles offertes par SOREGOR, nécessaires au succès de la reprise d’une boulangerie pour les années à venir. Cette offre nous permettra de matérialiser notre accompagnement par un contrat d’engagement.

 

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